Plan régional des milieux humides et hydriques (PRMHH)
En 2017, à la suite de l’adoption de la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques, le gouvernement du Québec a confié aux municipalités régionales de comté (MRC) le rôle d’élaborer des plans régionaux des milieux humides et hydriques (PRMHH) afin d’intégrer la conservation de ceux-ci à la planification du territoire.
Au terme de plusieurs années de travail, de consultations et de collaboration avec les municipalités, les acteurs du milieu et les citoyens du territoire, la MRC de Maskinongé a officiellement adopté son plan régional des milieux humides et hydriques le 10 décembre 2025.
Qu’est-ce qu’un milieu humide?
D’origine naturelle ou anthropique (créés par l’homme), ce sont des lieux qui se distinguent par la présence d’eau de façon permanente ou temporaire. Un étang, un marais, un marécage et une tourbière sont tous des milieux humides.
Qu’est-ce qu’un étang?
Aussi appelés eaux peu profondes, les étangs sont caractérisés par un faible niveau d’eau, inférieur à deux mètres en période d’étiage. La végétation, qui occupe moins de 25 % de la superficie du milieu, contient des plantes aquatiques flottantes ou submergées ainsi que des plantes émergentes.
Qu’est-ce qu’un marais?
Les marais sont caractérisés par la présence d’arbres et d’arbustes qui couvrent moins de 25 % de la superficie. La végétation est dominée par des plantes herbacées, telles que des graminées, des fougères, des quenouilles, etc. Les marais sont inondés en permanence, semi-permanence ou de façon temporaire. Leur niveau d’eau est influencé par les marées, les inondations et l’évapotranspiration. Le sol peut être de type minéral, tel que le sable, le limon, l’argile et le gravier, ou organique.
Qu’est-ce qu’un marécage?
Les marécages sont caractérisés par la présence d’arbres ou d’arbustes qui couvrent plus de 25 % de la superficie. Des inondations périodiques ou saisonnières ainsi que la présence de tourbe (sur moins de 30 cm) ou de sol minéral sont toutes des caractéristiques propres aux marécages.
Qu’est-ce qu’une tourbière?
Les tourbières sont caractérisées par une accumulation de tourbe (sur plus de 30 cm) et d’eau. Le sol est donc mal drainé et de type organique. Leur végétation est composée de graminées, d’herbacées, de mousses brunes et de sphaignes. Lorsque la végétation ligneuse de plus de 4 mètres et représente moins de 25 % en superficie, la tourbière est considérée comme ouverte. Autrement, elle est de type boisé.
Qu’est-ce qu’un milieu hydrique?
Ces milieux comprennent les cours d’eau à débit régulier, les cours d’eau à débit intermittent ainsi que les lacs naturels ou anthropiques (créés par l’homme). Les milieux hydriques sont caractérisés par la prédominance d’eau.
Qu’est-ce qu’un cours d’eau à débit régulier?
Les cours d’eau à débit régulier sont caractérisés par la présence d’eau qui coule en toutes saisons, pendant les périodes de forte pluviosité comme pendant les périodes de faible pluviosité (ou de sécheresse).
Qu’est-ce qu’un cours d’eau à débit intermittent?
Les cours d’eau à débit intermittent sont caractérisés par un écoulement qui dépend directement des précipitations et dont le lit est complètement à sec à certaines périodes de l’année. Il ne faut pas confondre les cours d’eau à débit intermittent avec des fossés.
Qu’est-ce qu’un fossé?
Les fossés constituent des lits d’écoulement qui n’existe qu’en raison d’une intervention humaine pour différentes fins (fossé de drainage, fossé de voie de publique, fossé mitoyen, etc.). Les fossés ne sont pas considérés comme des milieux humides ou hydriques.
Qu’est-ce qu’un lac?
Les lacs sont caractérisés par leur réservoir d’eau douce donc la circulation y est faible. La profondeur et l’étendue d’un cours d’eau sont variables et ils peuvent être naturels ou artificiels. De plus, ils peuvent être alimentés par différent cours d’eau comme des ruisseaux, des rivières ou des sources d’eau souterraine.
Les grandes étapes d’élaboration
1) Portrait du territoire
Le portait décrit les principales caractéristiques de la MRC. Il se décline en deux grands volets, soit le contexte d’aménagement et le contexte environnemental. Le portrait regroupe l’ensemble des informations utiles à la réalisation du diagnostic environnemental.
2) Diagnostic environnemental
Le diagnostic environnemental a pour objectif d’identifier les milieux humides et hydriques d’intérêts pour la conservation sur le territoire d’une MRC en se basant sur les fonctions écologiques qu’ils assurent et les services rendus à la collectivité.
3) Engagements de conservation
La MRC priorise les milieux humides et hydriques d’intérêt pour la conversation. Elle détermine les moyens qui seront pris pour atteindre l’équilibre entre les pertes et les gains écologiques (objectif d’aucune perte nette de milieux humides et hydriques).
4) Stratégie de conservation
La stratégie de conservation inclut un plan d’action ainsi qu’un programme de suivi et d’évaluation. Le plan d’action regroupe les actions qui sont envisagées, par la MRC, afin d’atteindre les engagements de conservation à l’échelle de son territoire.
Consortium








Pour plus d’information :
Patricia Plante
Gestionnaire des milieux humides et hydriques
819 228-9461, poste 2010
[email protected]